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Lucio Capece - BB [Dvdr]


Lucio Capece - BB
A question of re-entry - 2007
Voici un DVD live comme on a rarement l'occasion d'en voir. Tout d'abord le support en lui même : un dvdr dans un boîtier plastique noir au format cd avec un l'artwork plus que simplet. Ensuite, ce qu'il offre musicalement. Pour commencer il faut présenter le personnage : Lucio Capece est argentin, il joue du saxophone (soprano) en solo mais aussi au sein de groupes ou en duo avec d'autres artistes adeptes comme lui de l'expérimentation (Toshimaru Nakamura, Axel Dorner, Mattin, etc.) . Les guillemets sont ici très importantes car jamais vous n'entendrez (et ici verrez) un solo de saxo comme on peut l'entendre dans une formation jazz classique. A travers ce DVD qui contient 2 live très différents, Lucio Capece expérimente toutes les façons d'utiliser cet instrument des plus classique. Sur le premier live qui est un concert à Berlin de 2006, le saxophone est utiliser ici presque comme un objet . Assis sur une chaise avec à coté de lui un petite table ou est posé une multitude de choses, Lucio est prêt pour son show. Ainsi s'il commence par souffler dans son instrument, il n'en sort que des drones de vent, variant au gré des touches. Le son est alors modulé et travaillé en faisant intervenir différents objets souvent très simple, placé devant ou dedans le saxo : boîtier de tour de cd avec lequel il crée des variantes dans le son en l'éloignant ou en le rapprochant, balle de ping pong qui crée des frottements, vibromasseur (en fonctionnement s'il vous plait !), mais aussi archer frotté le long du saxo ou sur le bec et bien d'autres expériences que je vous laisse le plaisir de découvrir. Au final c'est un live de 23 petites minutes ou l'on est tour à tour surpris, scotché et entraîné au gré des sons et de l'ambiance qui règne. Le second live, d'un peu plus de 10 minutes, se déroule quant à lui à Buenos Aires au No Spaghetti festival de 2005. Toujours assis sur une chaise, ici la musique n'a rien a voir ; grâce à un procédé de feed back et quelques pédales, il nous balance ici un show dans la pure tradition hard noise, tendu et violent. Bon... je sais pas trop comment sa marche mais c'est impressionnant. Ultra concentré, il bouge lentement son instrument dans tous les sens, faisant varié les tonalités au gré des touches et des mouvements. Il se lève même nous offrant alors presque une danse transcendée par la musique. Le concert se finit assis, dans une grosse montée pour se couper net et laissé le public, comme le spectateur, scotché par ce qu'il vient de vivre. Trop court à mon goût, il me donne envie de le revoir après son passage au festival NPAI à Partenay en 2006. Comme dans ce DVD, il avez joué de son instrument de façon acoustique mais aussi d'une façon débraillée au sein du groupe qu'il a créé avec Mattin au nom plus que révélateur : No More Music.

MATTIN MATTIN MATTIN MATTIN MATTIN MATTIN MATTIN MATTIN

Petites vidéos sélectionnées de Mattin et de son compère Lucio Capece avec lequel il se produit au sein de NMM. On a découvert Mattin et Lucio Capece lors du défunt festival NPAI qui se déroulait à Parthenay puis à Niort pour sa dernière édition. Notre premier rencontre avec Mattin s'est passé en pleine après midi lors de son concert dans une petite salle. Plongés dans le noir complet, rares sont les personnes qui sont restées jusqu'à la fin de cette performance ! Au centre de la salle, un laptop posé sur une caisse, devant, le public, qui se demandait ce qui allé bien pouvoir lui arriver. Mattin arrive alors, habillé de noir (je ne me rappels plus s'il avait des lunettes de soleil mais c'est fort possible), il ouvre son laptop (seule présence d'une lumière), nous regarde et commence à tourner autour de la caisse. Lentement, il tourne et tourne, avec son laptop à bout de bras, sans aucun son; des fois il lève la tête pour regarder le public ou pour regarder l'écran de son ordi mais toujours rien... Le public quant à lui se vide "qu'est ce que c'est que ces conneries" en dira un en partant. Les autres restent, se demandant ou cela va mener. Durant ce long moment d'incertitude, les gens se regardent, quittent la pièce et pendant ce temps là, Mattin change de sens et crée une tension palpable et étrange (ou de l'ennui pour d'autres). On voit le coup arriver ou tout du moins on se pose des questions : c'est quoi ce type ? (j'avais jamais rien écouter ou vu de lui), il va nous faire une performance ou il ne va sortir aucun son ? son laptop est programmé pour sortir du son à un moment donné ? il va sortir du gros son hard noise pour nous défoncer ? Et bien oui, au bout de peut être 25 ou 30 minutes (j'exagère pas du tout), et après de nombreux tours et de gros noeud dans les câbles, il envoie la sauce et c'est plus le même : grosse noise, hurlement de dégénéré (dans son micro de PC, imaginer le son...), bonds sur le (reste) du public puis feedback de sa voix ... C'est venu si soudainement, par surprise, que je ne sais plus trop combien de temps sa à durer (moins de temps que la première partie de la performance, sa c'est sure). Fin du concert, il sa poser son laptop dans les gradins et se barre, avec du son qui sort encore des enceintes du PC et là c'est un grand moment de questionnements : va t-il revenir ? est ce bien fini ? Il faudra bien 5 ou 10 minutes pour que le public arrête de s'agglutiner autour du PC et sorte de la salle...

On en sort pas indemne d'un concert de Mattin. Plus tard le concert de NMM, dans une grande salle (pas très bonne pour ce genre de concert) avec Lucio Capece et Mattin, toujours au laptop. Et là sa continue : comment en type peut il sortir des sons pareils de son saxo, surtout quand il ne souffle pratiquement jamais dedans ? Système qui me dépasse techniquement (mais comment sa marche ?), les deux types font du feedback/larsens en grattant parfois leurs instruments sur les enceintes. Ce concert était mémorable, de la putain de noise qui t'enfonce dans ton siège tel un avion au démarrage. C'était super bon et peut être un peu court, surtout quand une fois de plus, c'est le grand silence et que les artistes sont encore sur scène tels des statues : ils vont rebalancer la sauce ? et non, mais c'est pas grave...

La dernière rencontre avec Mattin, c'était lors de la dernière édition en 2008 du festival NPAI avec Jean-Luc Guionnet (dispositif électro-acoustique), Seijiro Murayama (quelques éléments de batterie) et un autre type à la guitare électrique(désolé pour son nom....). Une fois de plus, c'était une expérience hors du commun : prestation minimaliste, le concert se déroule au milieu de la salle, à même le sol. Sa commence par le type qui gratte sa guitare (non branché, enfin je crois) avec l'impression qu'il va arracher ses cordes. Sa dure bien 20 minutes tout seul, sans aucuns autres sons : Mattin est debout, habillé tout de noir avec lunette, laptop à l'épaule, tel une statue. Quand on sait ce qu'il avait envoyé deux ans auparavant, il faisait peur et on savait qu'il pouvait se mettre à gueuler ou à balancer un gros larsens à tout moment. Seijiro Murayama, impassible, ne bouge pas d'un poil quant à lui. Durant le concert il ne sortira que très peu de sons. Guionnet, lui, a un fil électrique dans la bouche avec un micro, et puis pleins de trucs étranges sur sa table qui font des sons électroniques pas très communs... Et là, la même scène se passe, les gens commencent à se barrer, marre qu'il n'y est rien qui se passe. Ultra minimaliste ou chacun des mouvements d'une personne s'entend, comme si cela faisait partis de la prestation... Et là, quand on commence à se dire "jvais mbarrer aussi boire une bière", Mattin envoie un hurlement extrême qui a du faire bondir tout le public (mais pas les artistes), sa dure 15 secondes et sa repars comme avant : petits sons mais pas vraiment dans la même ambiance. Quelle tension ! j'avais jamais ressenti sa durant un concert : la trouille que Mattin se remette en mouvement car lui, il s'est remis dans sa première position comme si de rien n'était. Ce sera comme sa durant un peu moins de 50 minutes, sons électro-acoustiques, tapotement sur caisse claire, guitare avec encore toutes ces cordes entrecoupé de beuglement de Mattin. A la sortie du show, on était complètement déboussolé : qu'est ce que c'était que cette performance ? c'était bien ? bah je sais pas... comment enchaîner avec un autre concert ? boire une bière

Alors ces vidéos ne retransmettent pas ce que l'on peut ressentir durant de tels concerts mais sa peu donné l'eau à la bouche, surtout lorsque Mattin risque de passer en Décembre sur Poitiers.








WITH LUCIO CAPECE IN NMM = NO MORE MUSIC



Lucio Capece - live vidéos

Lucio Capece: Sruti Box- filter
Rhodri Davies: Electric Harp- effects
7th april 2008- Labor Sonor- Kule- Berlin.


Lucio Capece - BB [Dvdr]


Lucio Capece - BB

A question of re-entry - 2007

Voici un DVD live comme on a rarement l'occasion d'en voir. Tout d'abord le support en lui même : un dvdr dans un boîtier plastique noir au format cd avec un l'artwork plus que simplet. Ensuite, ce qu'il offre musicalement. Pour commencer il faut présenter le personnage : Lucio Capece est argentin, il joue du saxophone (soprano) en solo mais aussi au sein de groupes ou en duo avec d'autres artistes adeptes comme lui de l'expérimentation (Toshimaru Nakamura, Axel Dorner, Mattin, etc.) . Les guillemets sont ici très importantes car jamais vous n'entendrez (et ici verrez) un solo de saxo comme on peut l'entendre dans une formation jazz classique. A travers ce DVD qui contient 2 live très différents, Lucio Capece expérimente toutes les façons d'utiliser cet instrument des plus classique. Sur le premier live qui est un concert à Berlin de 2006, le saxophone est utiliser ici presque comme un objet . Assis sur une chaise avec à coté de lui un petite table ou est posé une multitude de choses, Lucio est prêt pour son show. Ainsi s'il commence par souffler dans son instrument, il n'en sort que des drones de vent, variant au gré des touches. Le son est alors modulé et travaillé en faisant intervenir différents objets souvent très simple, placé devant ou dedans le saxo : boîtier de tour de cd avec lequel il crée des variantes dans le son en l'éloignant ou en le rapprochant, balle de ping pong qui crée des frottements, vibromasseur (en fonctionnement s'il vous plait !), mais aussi archer frotté le long du saxo ou sur le bec et bien d'autres expériences que je vous laisse le plaisir de découvrir. Au final c'est un live de 23 petites minutes ou l'on est tour à tour surpris, scotché et entraîné au gré des sons et de l'ambiance qui règne. Le second live, d'un peu plus de 10 minutes, se déroule quant à lui à Buenos Aires au No Spaghetti festival de 2005. Toujours assis sur une chaise, ici la musique n'a rien a voir ; grâce à un procédé de feed back et quelques pédales, il nous balance ici un show dans la pure tradition hard noise, tendu et violent. Bon... je sais pas trop comment sa marche mais c'est impressionnant. Ultra concentré, il bouge lentement son instrument dans tous les sens, faisant varié les tonalités au gré des touches et des mouvements. Il se lève même nous offrant alors presque une danse transcendée par la musique. Le concert se finit assis, dans une grosse montée pour se couper net et laissé le public, comme le spectateur, scotché par ce qu'il vient de vivre. Trop court à mon goût, il me donne envie de le revoir après son passage au festival NPAI à Partenay en 2006. Comme dans ce DVD, il avez joué de son instrument de façon acoustique mais aussi d'une façon débraillée au sein du groupe qu'il a créé avec Mattin au nom plus que révélateur : No More Music.

Tô - Etazma


-Etazma

Césaré , 2007

Tô alias Thomas Tilly est un artiste originaire de Poitiers ayant déjà à son actif plusieurs sortis dont le magnifique Elaeis Guineensis . Réalisant diverses prestations scéniques en solo ou à travers le groupe L'échelle De Mohs, il réalise également des installations sonores. Ce étazma s'inscrit dans cette lignée car il est le fruit d'une installation Test/Tone réalisée à La Cartonnerie de Reims courant 2007; à savoir un espace dans lequel étaient disposés 10 haut-parleurs diffusant des sons du bâtiment même. Expérience qui devait être intéressante à vivre, le rendu de ce dispositif est donc une pièce de 22 (petites) minutes offrant une musique aérienne composée de vibrations, champs magnétiques, flux de public ou activités de personnes travaillant sur le lieu. Loin d'être une musique drone ou concrète, Tô préfère varier les ambiances en nous surprenant parfois à travers des crépitements soudain, des sons cycliques ou bien encore des arrêts ou arrivés de sons brusques au milieu d'ambiances hypnotisantes. Au final, un morceau ambiant organique à écouter de préférence à fort volume dans de bonne condition afin de profiter au mieux de cette expérience fantomatique. A noter que l'on peut retrouver Tô sur une compilation téléchargeable sur le net label Mandorla (www.mandorla.com.mx) avec entres autres, Kim Cascone, Francisco Lopez et Sébastien Roux.

http://www.myspace.com/lesbruitsdepoussires
http://thomas.tilly.free.fr/index.html

Thomas Tilly est un artiste poitevin ayant réalisé plusieurs albums sous le nom de Tô mais également avec d'autres artistes au sein du groupe L’échelle de Mohs.
(http://www.myspace.com/lechelledemohs)
Tô joue une musique que l'on pourait qualifier d'experimentale sur la base de fieldrecording. Celle-ci penchant plus du côté ambiant, Thomas Tilly réalise des enregistrements audios dans la nature à travers le monde (comme La nouvelle guinee, la Roumanie...) pour ensuite les retravailler, offrant ainsi un travail aboutit souvent intense et tout simplement beau.

DISCOGRAPHIE :
untitled (fissür, 2002)
silice 3'' (2003)
memory of (fissür, 2004)

elaesis guineenses (fissür, 2005)
new cd (césaré, 2007)

BIENTOT :
unconscious nocturnal activity (paha porvari)

new 3''
compilation