Mika Vaino & Lucio Capece - Trahnie
Drôle de rencontre que ces deux artistes. Mika Vaino, membre de de Pansonnic (que l'on ne présente plus) et Lucio Capece, artiste tournant dans les sphères de la musique improvisées mais aussi de noise furieuse au sein de NMM. Ici l'artiste continue ses expérimentations au saxophone et semblent les maitriser à merveille. Et c'est lui qui ouvre le bal de cet album composé de 10 titres : cri du saxo, ressemblant à un brame de cerf, soutenu par un son fin à peine perceptible distillé par Mika Vaino. Ce dernier, à l'instar d'une bonne partie de l'album agrémente les complaintes de Lucio Capece de sons électroniques expérimentés et développés depuis maintenant de nombreuses années. Il faut attendre le second titre pour avoir un premier échange entre ces deux artistes : souffle du saxophone, tel un vent, attaque électronique vrombissante. Les acteurs de ce disque semblent s'amadouer l'un l'autre pour se retrouver dans un fracas de sons peu commun, l'un venant soutenir les attaques de l'autre. Lucio Capece démontre ainsi durant tout l'album, l'ensemble des possibles avec son saxo. Parfois les sons sont tels que l'on peut se demander quel artiste joue. Mika Vaino semble souvent en retrait, peut être admiratif de son partenaire. On reconnaît bien évidemment la marque Panasonnic ( ! ) : petits larsens fins, sons infra à peine perceptible ou assourdissant, tout est joué en délicatesse même si quelques écarts électro se font entendre durant l'album. Les morceaux s'enchainent ainsi, parsemé de cliquetis tantôt joué par l'un à l'électronique tantôt par l'autre en incorporant des objets ou de l'eau dans son saxo. Mika Vaino sur certains passages semble joué en direct les sons de son partenaire, les modulant et les étirant à sa guise. Souvent calme, n'hésitant pas à jouer avec le silence, le coté sombre n'est jamais très loin. Sur le titre 8, une noise grouillante et rampante apparait, soutenu par l'électronique de Mika Vaino dans un déferlement sonore des plus jouissifs. Micro beats et sons plaintifs achèvent cet album, où la rencontre réussite de deux artistes aux parcours distincts.
Riviere / Chessex - split 7"

Le petit mignon - 2009
BJ Nilsen & Stillupsteypa - Man from deep river

EMego - 2009
Bass Communion & Freiband - Haze Shrapnel
Bass Communion / Freiband - Haze Shrapnel
My Own little label - 2008
Chroniques ...
Vous pouvez retrouver notamment mes anciennes chroniques sur STNT dont j'ajouterais certaines ici.
Bonnes lectures
Atmosphere

Petit passage à l'émission Atmosphere sur radio Pulsar le 18 Octobre 2009 :
1 heure de son : 30 minutes ambiantes, 30 minutes noise.
Ecouter en ligne
Playlist : Artiste - titre du morceau (label, année)
1. Janek Schaefer - the ruined city (room40, 2006)
2. Pali Meursault - the garden of la Fabroque de Briques at sunset (universinternationnal, 2008)
3. Günter Müller & Steinbrüchel - geneva part ii (list, 2005)
4. Tim Hecker - borderlands (kranky, 2009)
5. Tomas Korber & Günter Müller - Beijing Crossroad (nexsound, 2004)
6. Fennesz / Rosy Parlane - untitled (Synaesthesia, 2000)
7. Freiband & Kouhei - (Under The) Waalbrug, Nijmegen (nexsound, 2004)
8. Anthony Pateras & Robin Fox - Apocalypse Now & Then (EMego, 2006)
9. Gert-Jan Prins - risk3 (Mego, 2004)
10. Otomo Yoshihide - PLS-07 (sonic factory, 1997)
11. Merzbow & John Wiese - Bonanza (Misanthropic Agenda, 2005)
12. Antoine Chessex - Power, stupidity & ignorance (le petit migon, 2009)
Robin Fox Laser Show Confort moderne
MATTIN MATTIN MATTIN MATTIN MATTIN MATTIN MATTIN MATTIN
On en sort pas indemne d'un concert de Mattin. Plus tard le concert de NMM, dans une grande salle (pas très bonne pour ce genre de concert) avec Lucio Capece et Mattin, toujours au laptop. Et là sa continue : comment en type peut il sortir des sons pareils de son saxo, surtout quand il ne souffle pratiquement jamais dedans ? Système qui me dépasse techniquement (mais comment sa marche ?), les deux types font du feedback/larsens en grattant parfois leurs instruments sur les enceintes. Ce concert était mémorable, de la putain de noise qui t'enfonce dans ton siège tel un avion au démarrage. C'était super bon et peut être un peu court, surtout quand une fois de plus, c'est le grand silence et que les artistes sont encore sur scène tels des statues : ils vont rebalancer la sauce ? et non, mais c'est pas grave...
La dernière rencontre avec Mattin, c'était lors de la dernière édition en 2008 du festival NPAI avec Jean-Luc Guionnet (dispositif électro-acoustique), Seijiro Murayama (quelques éléments de batterie) et un autre type à la guitare électrique(désolé pour son nom....). Une fois de plus, c'était une expérience hors du commun : prestation minimaliste, le concert se déroule au milieu de la salle, à même le sol. Sa commence par le type qui gratte sa guitare (non branché, enfin je crois) avec l'impression qu'il va arracher ses cordes. Sa dure bien 20 minutes tout seul, sans aucuns autres sons : Mattin est debout, habillé tout de noir avec lunette, laptop à l'épaule, tel une statue. Quand on sait ce qu'il avait envoyé deux ans auparavant, il faisait peur et on savait qu'il pouvait se mettre à gueuler ou à balancer un gros larsens à tout moment. Seijiro Murayama, impassible, ne bouge pas d'un poil quant à lui. Durant le concert il ne sortira que très peu de sons. Guionnet, lui, a un fil électrique dans la bouche avec un micro, et puis pleins de trucs étranges sur sa table qui font des sons électroniques pas très communs... Et là, la même scène se passe, les gens commencent à se barrer, marre qu'il n'y est rien qui se passe. Ultra minimaliste ou chacun des mouvements d'une personne s'entend, comme si cela faisait partis de la prestation... Et là, quand on commence à se dire "jvais mbarrer aussi boire une bière", Mattin envoie un hurlement extrême qui a du faire bondir tout le public (mais pas les artistes), sa dure 15 secondes et sa repars comme avant : petits sons mais pas vraiment dans la même ambiance. Quelle tension ! j'avais jamais ressenti sa durant un concert : la trouille que Mattin se remette en mouvement car lui, il s'est remis dans sa première position comme si de rien n'était. Ce sera comme sa durant un peu moins de 50 minutes, sons électro-acoustiques, tapotement sur caisse claire, guitare avec encore toutes ces cordes entrecoupé de beuglement de Mattin. A la sortie du show, on était complètement déboussolé : qu'est ce que c'était que cette performance ? c'était bien ? bah je sais pas... comment enchaîner avec un autre concert ? boire une bière
Alors ces vidéos ne retransmettent pas ce que l'on peut ressentir durant de tels concerts mais sa peu donné l'eau à la bouche, surtout lorsque Mattin risque de passer en Décembre sur Poitiers.
WITH LUCIO CAPECE IN NMM = NO MORE MUSIC























